Loi ALUR : 3 copropriétaires sur 4 ne constatent pas d’amélioration

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  • 15 mai 2018
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Près de 3 ans après la mise en place de la loi ALUR, les copropriétaires ne remarquent pas de véritables améliorations dans leur copropriété. Cependant, 84 % sont satisfaits des prestations de leur syndic.

Copropriété : les effets de la loi ALUR se font attendre

Près de 75 % des copropriétaires n’ont pas constaté d’amélioration dans leur copropriété depuis la promulgation de la loi ALUR. C’est ce que montre une étude de la FNAIM Pays de la Loire, réalisée auprès de 2 045 conseils syndicaux et copropriétaires. « Ces chiffres illustrent la mauvaise perception de la loi ALUR par les copropriétaires. Ils démontrent que tout ne repose pas uniquement sur une nouvelle loi. Accompagner le Gouvernement dans sa prochaine réforme de la copropriété devrait nous permettre de proposer à nos copropriétaires des nouveaux services qui impacteraient plus fortement cette perception. » précise Loïc Cantin, Président FNAIM Pays de la Loire. Toutefois, près de 58 % jugent que les nouvelles obligations (immatriculation des copropriétés, compte séparé, diagnostic global…) imposées par le législateur ont permis une amélioration du service.


Quel est l’impact de la loi ALUR sur les copropriétés ?

84 % des copropriétaires sont satisfaits de leur syndic

Si 3 copropriétaires sur 4 n’ont pas constaté d’amélioration depuis la mise en place de la loi ALUR, 84 % d’entre eux jugent néanmoins les prestations de leur syndic satisfaisantes ou très satisfaisantes. 51 % des copropriétaires pensent que les médias véhiculent une image souvent négative des syndics. De plus, près de 44 % des interrogés ont le même syndic depuis 10 ans et près d’un tiers des membres du conseil syndical sont en place depuis plus de 6 ans. « Ces chiffres démontrent à la fois la fidélité des conseils syndicaux et des copropriétaires mais également que la mise en concurrence obligatoire du syndic ne répond pas un réel besoin de nos clients qui préfèrent choisir librement de faire jouer la concurrence…ou non ! » commente Loïc CANTIN. Notons que 53 % des membres du conseil syndical interrogés consacrent 5 heures maximum par an à leur rôle et 15 % y consacrent plus de 20 heures.

« Le rôle de conseil syndical peut être pris au sérieux sans pour autant être trop chronophage. L’engagement des conseillers varie en fonction de l’immeuble, sa complexité, sa taille, mais aussi des travaux qui peuvent s’y dérouler ». Loïc CANTIN, Président FNAIM Pays de la Loire et Président Adjoint de la FNAIM.

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